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La résistance partielle à la tavelure sélectionne des souches plus agressives

Pour réduire le développement de souches généralistes de V.inaequalis, il est pertinent de combiner différents types de résistances partielles reposant sur des mécanismes complémentaires.

Tavelure sur pommes © Bruno Le Cam, Inra
Mis à jour le 12/05/2014
Publié le 22/04/2014

La tavelure, causée par le champignon Venturia inaequalis, est l’une des principales maladies du pommier et rend les pommes impropres à la commercialisation. Les principales variétés commerciales de pommier sont sensibles à la tavelure. Les traitements phytosanitaires de lutte contre cette maladie représentent un coût économique et environnemental important.

Dans ce contexte, la recherche de variétés résistantes à la tavelure est une voie privilégiée par les sélectionneurs. Utiliser des variétés résistantes pour contrôler le développement de la tavelure du pommier permettrait une réduction des traitements phytosanitaires dans les vergers commerciaux. Toutefois, la durabilité de cette stratégie doit être interrogée, car Venturia inaequalis peut évoluer en s’adaptant et en contournant les gènes de résistance des pommiers. Les résistances partielles limitent le développement du champignon et sont considérées comme plus durables que les résistances totales qui exercent une forte pression de sélection sur l’agent pathogène. Toutefois, des simulations théoriques prédisent que les résistances partielles peuvent sélectionner des souches du champignon possédant un fort niveau d’agressivité, ce qui conduirait à une diminution de l’efficacité de la résistance dans le temps. Ce processus a rarement été démontré expérimentalement.

Une étude sur huit années (2005-2012), dans des vergers plantés avec des génotypes de pommiers possédant ou non une résistance partielle à la tavelure, a montré ce phénomène. De plus, les souches de champignon les plus agressives sur les génotypes résistants se sont révélées être également les plus agressives sur les génotypes sensibles, ce qui présente un risque d’émergence de souches "généralistes", capables de bien se développer sur toutes les variétés de pommier.

Cette étude démontre donc qu’il est primordial de rechercher différents types de résistances partielles possédant des mécanismes de résistance complémentaires afin de défavoriser le développement de souches «généralistes» de V. inaequalis.

Partenariat : Les équipes EcoFun et ResPom de l’IRHS se sont associées à des unités expérimentales (UE Horticole, CRRG, CTIFL) pour étudier l’évolution de la maladie sur plusieurs sites (Angers 49, Villeneuve d’Ascq 59, Lanxade 24) .

Publication : Caffier V., Lasserre-Zuber P., Giraud M., Lascostes M., Stievenard R., Lemarquand A., van de Weg E., Expert P., Denancé C., Didelot F., Le Cam B., Durel C.,( 2014). Erosion of quantitative host resistance in the apple - Venturia inaequalis pathosystem. Infection Genetics and Evolution.J.meegid http://dx.doi.org/10.1016/j.meegid.2014.02.003.

Contact : Valérie Caffier, IRHS, valerie.caffier@angers.inra.fr

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