Colloque de restitution du projet régional structurant Qualisem

Le colloque Qualisem s’est déroulé le 2 et 3 décembre 2014 à l’Université d’Angers et au GEVES. Il a rassemblé la communauté scientifique des secteurs privés et publics autour de la qualité des semences.

L’objectif était de transférer aux différents acteurs de la filière semencière les deux versions d’une nouvelle méthode de détection des bactéries viables dans les semences.

Colloque de restitution du projet régional structurant Qualisem (2009-2014), Angers, décembre 2014. © Inra, N. Mansion
Mis à jour le 17/12/2014
Publié le 12/12/2014

Organisé par O. Leprince (IRHS), J. Buitink (IRHS), A. Darrasse (IRHS), V. Grimault (GEVES), M.A. Jacques (IRHS), M.P. Raveneau (ESA), P. Simoneau (IRHS) et B. Teulat (IRHS), la journée s’est déroulé le 2 décembre 2014 à l’Université d’Angers et le 3 décembre au GEVES.

Journée du 2 décembre à l'Université d'Angers

Après l'ouverture du colloque par Dominique Tremblay Vice-président de la Région des Pays de la Loire, Henri Seegers, Président du centre Inra Angers-Nantes, Philippe Simoneau, Directeur de la SFR QUASAV et Olivier Leprince, enseignant-checheur de l'UMR IRHS, la journée a démarré avec une présentation de Steve Penfield, du John Innes Centre, Grande-Bretagne. Sa communication a porté sur qui cherche à comprendre comment la plante perçoit les signaux de l’environnement climatique pour générer un comportement saisonnier et quelles pourraient être les conséquences des perturbations climatiques à venir. Lors de son exposé, il a montré comment les gènes régulateurs de la floraison et de l’horloge circadienne jouent un rôle fondamental dans la dormance en contrôlant les voies de signalisation de l’ABA et la différenciation des enveloppes de la graine.

Les différents chercheurs impliqués dans le projet Qualisem ont présenté, au cours de huit exposés, les résultats de leurs travaux dans le domaine de la qualité physiologique, de la qualité sanitaire des semences et de leurs interactions.

Enfin, la dernière présentation a été donnée par Jan der Wolf, Plant Research International, Wageningen, Pays-Bas, sur les méthodes de détection et d’identification des agents pathogènes dans les semences, en focalisant sur les nouvelles méthodes en cours de développement et les points critiques pour l’application en routine.
Cet exposé faisait le lien avec le workshop organisé le lendemain, 3 décembre, conjointement par l'unité IRHS, les collègues des Pays-Bas et le GEVES.

Theo van der Lee (PRI, Wagenhingen, the Netherlands) a présenté les différentes méthodes qui permettent actuellement de distinguer les cellules vivantes des cellules mortes.. © Inra, N. Mansion
Theo van der Lee (PRI, Wagenhingen, the Netherlands) a présenté les différentes méthodes qui permettent actuellement de distinguer les cellules vivantes des cellules mortes. © Inra, N. Mansion

Ces deux animations ont été un franc succès et incarnent les fortes collaborations locales mais également européennes qui se sont nouées autour de la qualité des semences.

Journée du 3 décembre au GEVES

La sélection sanitaire des semences est la principale méthode de lutte contre les bactéries pathogènes des plantes. Depuis l'utilisation des méthodes de détection basées sur l'amplification de l'ADN se pose la question de la viabilité des organismes détectés. Avec l'essor dans la filière semencière des pratiques de désinfection des lots de semences, il devient de plus en plus nécessaire de développer des méthodes capables de faire la différence entre ce qui reste vivant et l'ADN des cellules mortes. De plus, la mise en évidence d'un état viable mais non cultivable (VNC) chez les bactéries pathogènes limite l'utilisation de méthodes classiques faisant intervenir la croissance des bactéries sur des milieux nutritifs. Une alternative est d'utiliser des marqueurs des acides nucléiques incapables de franchir les membranes biologiques des cellules vivantes pour inactiver l'ADN des cellules mortes et ne quantifier ensuite par amplification que l'ADN issu des cellules vivantes.

Pendant l'atelier, les participants ont  pu détecter et quantifier différentiellement dans des lots de semences des bactéries pathogènes vivantes ou mortes par des méthodes de marquage et d'amplification des acides nucléiques in vitro.. © Inra, N. Mansion
Pendant l'atelier, les participants ont pu détecter et quantifier différentiellement dans des lots de semences des bactéries pathogènes vivantes ou mortes par des méthodes de marquage et d'amplification des acides nucléiques in vitro. © Inra, N. Mansion

L'atelier du 3 décembre 2014 a permis de transférer vers les professionnels de la filière semencière internationale des outils de détection des cellules bactériennes vivantes dans les lots de semences, l'un mis au point à l'unité IRHS au cours du projet Qualisem et l'autre par des collègues hollandais du PRI.

En savoir plus

Face au changement climatique et à la prolifération attendue des agents pathogènes du fait de la diminution programmée des intrants phytosanitaires, la production de semences de grande qualité constitue un enjeu stratégique et économique majeur pour une zone de multiplication traditionnelle telle que la Région Pays-de-la-Loire. Or, les mécanismes mis en jeu dans les modifications de la qualité germinative et la colonisation des semences par les agents pathogènes sous l’influence de telles variables climatiques et agronomiques sont méconnus. Ce verrou technologique majeur doit être levé en respectant les principes d’une agriculture raisonnée.

Dans ce contexte, l’objectif du programme QUALISEM financé par la Région Pays de la Loire était d’approfondir les connaissances sur les déterminismes des qualités physiologiques et sanitaires des semences.