• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Mesurer la rumination des vaches pour estimer leur ingestion d’aliments?

La mesure en continu des durées de rumination ne permet pas d’améliorer l’estimation des quantités d’aliments ingérées par les vaches laitières.

Vaches à l'étable. © Inra
Mis à jour le 08/10/2014
Publié le 02/10/2014

Pour la formulation optimale des rations alimentaires distribuées aux vaches, ou pour pouvoir sélectionner les animaux les plus efficaces (produisant le plus de lait pour une quantité donnée d’aliment ingéré), il est important de mesurer ou d’estimer le plus précisément possible les quantités d’aliment ingérées par chaque animal.

La rumination est un processus au cours duquel les vaches régurgitent, mastiquent, puis ré-ingèrent les aliments, et notamment les fourrages. Les durées de rumination des vaches laitières sont désormais mesurables en continu (HR-Tag, SCR Engineers Ltd., Netanya, Israël). Notre hypothèse était que la connaissance de ces durées de rumination pouvait permettre de mieux évaluer les quantités d’aliment ingérées, un temps supérieur de rumination pouvant être nécessaire pour ruminer une quantité plus importante d’aliment. En réalité, cette étude menée chez des vaches recevant toutes la même ration, montre que les quantités de matière sèche ingérées augmentent très peu avec les durées de rumination, et que l’inclusion des durées de rumination dans un modèle prédictif de l’ingestion n’augmente pas de manière importante la qualité de la prédiction.

Cette étude a été menée au sein de l’UMR1300 BioEpAR, en collaboration avec l’entreprise de sélection animale Evolution (Rennes), et la ferme expérimentale des Trinottières (Chambre d’Agriculture du Maine et Loire et Institut de l’Elevage). D’autres travaux réalisés avec ces partenaires ont montré que les capteurs utilisés pour la mesure des durées de rumination permettaient de détecter certains troubles de santé chez les vaches, et pouvaient donc aider les éleveurs pour la gestion de la santé de leurs animaux.

Quantité moyenne de matière sèche ingérée (= quantité brute ingérée – eau des aliments) en fonction du temps passé à ruminer au cours de l’étude (n = 41 vaches, suivies pendant 10 semaines). Le R² de 0 indique qu’il n’y a pas de relation entre la durée de rumination et la quantité d’aliment ingérée. © Bioepar
Quantité moyenne de matière sèche ingérée (= quantité brute ingérée – eau des aliments) en fonction du temps passé à ruminer au cours de l’étude (n = 41 vaches, suivies pendant 10 semaines). Le R² de 0 indique qu’il n’y a pas de relation entre la durée de rumination et la quantité d’aliment ingérée. © Bioepar

Référence : Clément, P., Guatteo, R., Delaby, L., Rouillé B., Chanvallon, A., Philipot, J.M., Bareille, N. 2014. Short communication: Added value of rumination time for the prediction of dry matter intake in lactating dairy cows. J Dairy Sci. DOI : 10.3168/jds.2013-7860.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé animale
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire