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Identification d’un nouvel acteur dans le débourrement chez le rosier

Rôle de l’asparagine dans la nutrition des nouvelles tiges.

Rosiers
Mis à jour le 20/03/2018
Publié le 13/03/2018

Chez les plantes, on trouve à l’aisselle des feuilles, des bourgeons axillaires. Après leur débourrement au printemps ou après une coupe de la partie haute du végétal, ils produisent des nouvelles tiges feuillées dont les positions définissent la forme de la plante et sa qualité visuelle. Au début de leur croissance, ces nouvelles tiges feuillées dépendent de l’alimentation apportée par le reste de la plante. À l’heure actuelle, hormis le saccharose, l’identité des nutriments qui alimentent les nouvelles tiges, reste méconnue. Dans nos travaux, en prenant le rosier comme modèle d’étude, nous avons cherché à savoir si certains acides aminés pouvaient également faire partie des nutriments importants pour alimenter les nouvelles tiges en croissance.

Cette étude a montré qu’un acide aminé, l’asparagine, est un nutriment indispensable à la croissance des nouvelles tiges en formation chez le rosier. Ces recherches ont également permis de découvrir que la plante augmente la concentration en asparagine dans sa sève dans la semaine qui suit l’initiation du débourrement ce qui favorise le développement de ses nouvelles tiges.

Ces résultats ouvrent la voie à des recherches sur les liens entre les acides aminés, les sucres et les phytohormones qui sont déjà connues pour être impliquées dans le phénomène de débourrement chez les plantes pérennes.

Effet de l’asparagine et des sucres sur le débourrement. (a) Les bourgeons cultivés in vitro pendant une semaine sur un milieu de base dépourvu d’azote et de saccharose ne sont pas capables de débourrer. (b) La présence de 100 mM de saccharose dans le milieu provoque le gonflement des bourgeons. (c) Seule la présence simultanée de 10 mM d’asparagine et de 100 mM de saccharose permet le gonflement puis le débourrement des bourgeons. La nouvelle tige issue du débourrement du bourgeon mesure environ un centimètre au bout d’une semaine.. © Inra, UMR IRHS
Effet de l’asparagine et des sucres sur le débourrement. (a) Les bourgeons cultivés in vitro pendant une semaine sur un milieu de base dépourvu d’azote et de saccharose ne sont pas capables de débourrer. (b) La présence de 100 mM de saccharose dans le milieu provoque le gonflement des bourgeons. (c) Seule la présence simultanée de 10 mM d’asparagine et de 100 mM de saccharose permet le gonflement puis le débourrement des bourgeons. La nouvelle tige issue du débourrement du bourgeon mesure environ un centimètre au bout d’une semaine. © Inra, UMR IRHS

Partenaires : ce travail est issu d’un partenariat entre l’UMR Inra - Agrocampus Ouest - Université d'Angers 1345 IRHS (équipes Arch-E et SESaN), l’UMR Inra-UniCaen 950 EVA, l’UMR1318 Inra-AgroParisTech et le Centre of the Region Haná for Biotechnological and Agricultural Research, Palacký University, Czech Republic. La thèse de Marie-Anne Le Moigne a été financée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Publication associée : Le Moigne, M.-A., Guérin, V., Furet, P.-M., Billard, V., Lebrec, A., Spíchal, L., Roman, H., Citerne, S., Morvan-Bertrand, A., Limami, A., Vian, A., & Lothier, J. (In Press). Asparagine and sugars are both required to sustain secondary axis elongation after bud outgrowth in Rosa hybrida. Journal of Plant Physiology. https://doi.org/10.1016/j.jplph.2017.12.013

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Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Environnement et agronomie
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire, Versailles-Grignon, Bretagne-Normandie