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Marqueurs et MuStem : Les M&M’S du muscle

Identification des voies moléculaires majeures de l'action des cellules souches MuStem sur la maladie de Duchenne.

Matériel de laboratoire, verrerie.. © Inra, SLAGMULDER Christian
Mis à jour le 04/09/2015
Publié le 30/06/2015

Les cellules souches adultes présentent un potentiel régénératif pour les fibres musculaires et pourraient constituer une nouvelle approche thérapeutique des maladies neuromusculaires comme la Dystrophie Musculaire de Duchenne (DMD). Celle-ci est une maladie génétique récessive liée au chromosome X qui touche l'intégrité de la musculature. Des mutations dans le gène de la dystrophine se traduisent par l'absence totale de la protéine et la destruction des fibres musculaires. La DMD concerne 1 garçon nouveau-né sur 3500 et reste aujourd'hui sans traitement curatif.

L’UMR703 PAnTher a identifié et caractérisé dans le muscle de chien sain une population de cellules souches (MuStem), dont l’administration par voie sanguine dans un modèle du chien DMD améliore son état général.

Afin de définir les voies moléculaires impliquées suite à l'injection des cellules MuStem, des approches globales à haut débit ont été réalisées sur des prélèvements tissulaires de chiens sains, de chiens dystrophiques et de chiens ayant reçu une  transplantation permettant d’identifier 31 gènes spécifiquement modulés par le traitement.

Trois voies majeures permettant d'identifier des marqueurs thérapeutiques se sont dégagées de notre étude :

  • La régénération des fibres musculaires
  • L'élimination des protéines mal synthétisées
  • L’activation de la voie de résistance à l'insuline.

Ces résultats apportent un éclairage nouveau sur les effets moléculaires et cellulaires complexes associés à la réparation musculaire et à l'efficacité clinique de la thérapie à base de cellules MuStem. Les marqueurs biologiques pertinents pour l'évaluation thérapeutique de la transplantation de cellules MuStem seront prochainement recherchés dans le sérum de patients DMD.

Illustration du chien dystrophique, 6 mois après transplantation par les cellules MuStem. © PLoS ONE 2015, Robriquet et al.
Illustration du chien dystrophique, 6 mois après transplantation par les cellules MuStem © PLoS ONE 2015, Robriquet et al.

Partenaires : ce travail a été réalisé grâce à des subventions attribuées par l’État (tutelles Inra et Oniris), l'Université de Nantes (allocation de thèse de Florence Robriquet), l'Association Française contre les Myopathies (AFM N° 14379), le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER N°37085) et l'Agence Nationale pour la Recherche (ANR IHU CESTI-10-IBHU-005).

Publication associée : 2015 - Robriquet, F., Lardenois, A., Babarit, C., Larcher, T., Dubreil, L., Leroux, I., Zuber, C., Ledevin, M., Deschamps, J.-Y., Fromes, Y., et al. Differential Gene Expression Profiling of Dystrophic Dog Muscle after MuStem Cell Transplantation. Plos One 10, e0123336–e0123336.

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Santé animale
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire