Journée de lancement du LabCom ESTIM (Evaluation des STIMulateurs des plantes) à Angers

Un laboratoire commun UMR IRHS – Arexhor PL pour accompagner le développement des Biostimulants et des Stimulateurs de défense des plantes.

Lancement du Labcom ESTIM le 5 avril 2017 à Angers, avec Tanegmart Redjala (RFI Objectif Végétal), Philipe Simoneau (Vice-Président Recherche de l’Université d’Angers, Directeur du Département Agro-écosystèmes et Alimentation de l’Université Bretagne-Loire, Directeur adjoint de l’UMR-IRHS), Marie-Noelle Brisset (Directrice de recherche Inra à l’UMR-IRHS et Directrice adjointe du LabCom ESTIM), Philippe Grappin, directeur du LabCom ESTIM, directeur du Département Sciences Végétales pour l'Agriculture et l'Horticulture d'Agrocampus Ouest, Anne Puech (Responsable du programme LabCom, à l’Agence Nationale pour la Recherche), Alain Ferre (Directeur technique d'Arexhor Pays de la Loire et co-directeur du LabCom ESTIM).. © Inra, S. Marion
Mis à jour le 11/04/2017
Publié le 07/04/2017

La journée de lacement du LabCom Estim a réuni le 5 avril à Angers une cinquantaine de participants en présence d’Anne Puech, responsable nationale du programme LabCom à l’ANR, Paul Jeanneteau, vice-président du Conseil Régional des Pays de la loire et Michel Baslé, conseiller communautaire d’Angers Loire Métropole.

L’Agence Nationale pour la Recherche a retenu le projet de création d’un Laboratoire commun de recherche, le LabCom "ESTIM". Il s’agit d’un partenariat entre plusieurs équipes scientifiques de l’Unité Mixte de Recherche IRHS (Inra - Agrocampus Ouest – Université d’Angers) et l’entreprise Arexhor Pays de la Loire, qui associe les expertises de :

  • L’UMR IRHS sur l’étude de la réponse des plantes à leurs environnements (naturels et/ou après application de stimulateurs),
  • L’entreprise Arexhor sur l’évaluation de l’efficacité de stimulateurs en conditions de production.

Cette collaboration a vocation à produire de la connaissance et de l’innovation au service d’un objectif commun : développer et valoriser des outils d’évaluation multicritères de stimulateurs de vitalité des plantes (biostimulants et stimulateurs de défense des plantes) pour mieux les intégrer dans les systèmes de cultures. Les deux cultures ciblées en premier lieu seront la tomate et la vigne. La vigne est une culture emblématique de la région angevine. La tomate, plante annuelle cultivée sous serres possède des caractéristiques de culture et de développement différentes de celles de la vigne. Ces deux plantes représentent des situations de culture contrastées, idéales pour éprouver les outils. A long terme, l’objectif est d’élargir les travaux à d’autres cultures.

Les fournisseurs d’intrants agricoles misent sur les stimulateurs des plantes (biostimulants et stimulateurs de défense des plantes ou SDP) pour assurer la qualité des productions végétales tout en réduisant l’usage d’engrais et de produits phytosanitaires de synthèse. Or la reproductibilité de l’efficacité au champ de ces produits s’avère décevante. La profession se heurte à un déficit d’outils permettant d’ESTIMer de façon cognitive : l’état de réceptivité optimal de la plante vis-à-vis de ces actifs et la réponse exacte de la plante à ces actifs. Il est pourtant critique d’investir sur ces leviers pour continuer à identifier de nouveaux actifs, soutenir leur certification, optimiser leur formulation et leur application, et proposer des outils d’aide à la décision (OAD) pour l’agriculteur. Ce défi a suscité la création d’un partenariat autour d’un projet LabCom financé par l’ANR et labellisé par le pôle de compétitivité VEGEPOLYS.

. © IRHS
© IRHS
Le LabCom travaillera sur la mise au point de différents outils d’évaluation : tout d’abord sur des outils moléculaires et d’imagerie de laboratoire pour repérer un état de stimulation chez la plante ou une modification de sa flore naturelle en surface suite à l’application d’un stimulateur. Le Labcom utilisera ensuite des plantes modèles "biosenseurs" pour cribler plus rapidement les produits en amont. A long terme l’objectif sera de dériver les outils de laboratoire en outils de terrain pour faciliter l’expérimentation des stimulateurs sur le terrain et faciliter leur introduction en conditions de production.

Marie-Noelle Brisset, directrice adjointe du LabCom ESTIM et directrice de recherche Inra dans l'équipe ResPom de l’UMR-IRHS. © Inra, N. Mansion
Marie-Noelle Brisset, directrice adjointe du LabCom ESTIM et directrice de recherche Inra dans l'équipe ResPom de l’UMR-IRHS © Inra, N. Mansion

Philippe Grappin, directeur du LabCom ESTIM, directeur du Département Sciences Végétales pour l'Agriculture et l'Horticulture d'Agrocampus Ouest, Enseignant-chercheur dans l'équipe FungiSem de l'unité mixte de recherche IRHS.. © Inra, N. Mansion
Philippe Grappin, directeur du LabCom ESTIM, directeur du Département Sciences Végétales pour l'Agriculture et l'Horticulture d'Agrocampus Ouest, Enseignant-chercheur dans l'équipe FungiSem de l'unité mixte de recherche IRHS. © Inra, N. Mansion

En savoir plus

La gouvernance du Labcom Estim

La gouvernance de ce projet est assurée par une équipe représentant le laboratoire et l’entreprise Arexhor PL. Elle est composée de :

  • Philippe Grappin, directeur du LabCom ESTIM, directeur du Département Sciences Végétales pour l'Agriculture et l'Horticulture d'Agrocampus Ouest, Enseignant-chercheur dans l'équipe FungiSem de l'unité mixte de recherche IRHS
  • Marie-Noëlle Brisset, directrice adjointe du LabCom ESTIM et directrice de recherche INRA dans l'équipe ResPom de l’UMR-IRHS
  • Alain Ferre, co-directeur du LabCom ESTIM et directeur technique d'Arexhor Pays de la Loire.Cette gouvernance comporte également  un comité de pilotage et un comité stratégique valide les objectifs de recherche et d’innovation du laboratoire et les projets de valorisation qui en découlent pour l’entreprise.

Les stimulateurs des plantes

Les stimulateurs des plantes recouvrent les stimulateurs de défense des plantes (ou SDP) et les biostimulants. Les premiers visent à activer le système immunitaire de la plante et à la protéger des maladies et des ravageurs, les seconds sont destinés à améliorer sa croissance et son développement et/ou sa résistance aux stress environnementaux. Ces deux catégories d’intrants de "nouvelle génération" regroupent essentiellement des composés ou extraits d’origine naturelle (minérale ou organique), ou encore des microorganismes vivants, et représentent une voie prometteuse pour le développement d’une agriculture plus respectueuse de l’environnement.

L’objectif du LabCom ESTIM (Evaluation des STIMulateurs des plantes) est de mettre au point des méthodes et outils innovants d’évaluation de ces stimulateurs, utiles à la fois pour du criblage amont de nouveaux produits, leur expérimentation en vraie grandeur, voire leur utilisation en conditions de production.

Les partenaires

Arexhor Pays de la Loire
Créée en 2009, Arexhor PL est une station d’expérimentation et de R&D comptabilisant 6 ETP. Elle fait partie de l’Institut Technique de l’Horticulture Astredhor. Elle est spécialisée dans la mise au point de méthodes alternatives à l’usage de produits phytosanitaires de synthèse.  Les expertises du personnel portent sur plusieurs domaines dont l’évaluation de produits stimulateurs des plantes (micro-organismes, biostimulants, SDP). Ces évaluations sont réalisées en conditions semi-contrôlées ou en conditions de production. L’engagement dans le LabCom doit permettre de renforcer cette expertise par la mise en œuvre de nouvelles méthodes et de nouveaux outils de criblage ou d’évaluation.
UMR IRHS
L’Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS) est une Unité Mixte de Recherche sous les tutelles de l’Inra, de l’Université d’Angers et d’Agrocampus Ouest. Elle regroupe 235 agents et rassemble les expertises de généticiens / génomiciens, phytopathologistes,  physiologistes/écophysiologistes, modélisateurs et bioinformaticiens au service de la qualité́ et santé des espèces horticoles et de la production de semences. Sa mission est d'œuvrer au développement de systèmes de production performants, sains et durables pour ces filières à vocation tant alimentaire qu'ornementale.  Depuis sa création, l’UMR-IRHS a beaucoup investi sur le développement d'approches émergentes, telles que génomique, métagénomique, épigénétique, bioinformatique et phénotypage haut-débit pour aller vers une biologie prédictive et renforcer ses capacités d'innovation.

Le dispositif ANR Labcom

Le concept de "laboratoire commun" entre une entreprise et un laboratoire de recherche académique existait depuis de nombreuses années, mais n’attirait que les grandes entreprises capables de financer ce rapprochement d’intérêt évident pour l’innovation. Or les PME et établissements de taille intermédiaire (ETI) ont particulièrement besoin des expertises et des équipements académiques pour améliorer leur capacité à innover et leur compétitivité.
C’est ainsi que,  partant du constat que le transfert des résultats de la recherche vers les PME et ETI pouvait être développé, l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) a lancé pour la première fois en 2013 l’appel à projets "LabCom" : une réelle incitation, pour les laboratoires académiques et les PME/ETI, à se travailler ensemble autour d’un même projet scientifique. L’objectif final est la création commune de savoir-faire et l’échange de connaissances afin de générer de l’innovation, de la compétitivité et de l’emploi. Par ce programme bilatéral, l’ANR cherche à mettre au profit des entreprises l’expertise des chercheurs, et à transmettre aux chercheurs les problématiques inhérentes aux entreprises. L’ANR accompagne financièrement le laboratoire de recherche pendant trois ans. L’entreprise travaille sur fonds propres. L’enjeu du LabCom est de pérenniser cette collaboration au-delà des trois ans, grâce à l’auto-financement dégagé  par les innovations développées.