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Colloque international sur la paratuberculose

Plus de 250 participants, venant de 29 pays, à Nantes du 20 au 23 juin.

Christine Fourichon, UMR BIOEPAR, organisatrice du colloque ICP2016. © Inra, S. Marion
Mis à jour le 04/07/2016
Publié le 28/06/2016

L'ICP (International Colloquium on Paratuberculosis) est organisé tous les deux ans sous l'égide de l'International Association for Paratuberculosis, et rassemble les membres de cette association et tous les chercheurs, représentants du secteur de l'élevage, de l'industrie de la santé animale, vétérinaires, services vétérinaires qui s'intéressent à cette maladie et à toutes les questions scientifiques ou opérationnelles pour en améliorer la compréhension et la maîtrise.

L’UMR BIOEPAR a organisé, du 20 au 23 juin à Nantes, le colloque mondial sur la paratuberculose (ICP2016). 29 pays étaient représentés dont 17 européens, l'Amérique du Nord (USA, Canada, Mexique), l'Amérique du Sud (Brésil, Chili, Argentine), l'Asie (Inde, Corée, Japon) et l'Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande). Après la France, les pays les plus représentés étaient le Royaume-Uni, puis l'Australie, les USA, le Canada et l'Allemagne. Parmi les plus petites délégations, le Kazakhstan et la Corée.

Les temps forts du colloque

  • Compréhension du déroulement de l'infection : compréhension de plus en plus fine des mécanismes inflammatoires et immunitaires surexprimés ou sous-exprimés en cas d'infection. Preuve que des animaux peuvent subir une infection du tube digestif avec lésions qui guérissent. Premiers résultats français montrant une forte implication de la génétique dans la capacité à ne pas développer l'infection (collaboration génétique des UMR GABI (Jouy-en-Josas) et BIOEPAR (Nantes) avec les professionnels GDS et Allice).
  • Connaissance de la bactérie : le séquençage montre qu'il est possible d'avoir simultanément plusieurs souches de la bactérie dans un troupeau, voire même chez un même animal.
  • Diagnostic et détection : des approches expérimentales nouvelles reposant sur des phages pour repérer les bactéries viables (intéressant dans un cadre expérimental seulement car très couteux). Des approches de terrains qui se déploient à partir de prélèvements environnementaux et de mélanges pour évaluer à coût réduit le statut d'un grand nombre de troupeaux.
  • Compréhension de la transmission : si rien n'est fait pour éviter de vendre des animaux infectés, la probabilité qu'un troupeau s'infecte est de plus d'une chance sur 2 en 10 ans dans la très grande majorité des exploitations laitières de Bretagne.
  • Maîtrise de la maladie : plus de recul sur ce que permet ou ne permet pas la vaccination. Un effet inattendu de protection non spécifique par la vaccination avec une meilleure longévité. Une série de travaux sur les motivations des éleveurs et conditions des changements de pratiques nécessaires à la maîtrise de la maladie d'après les connaissances en biologie.
  • Une très bonne synthèse sur la très faible évidence du rôle de Mycobacterium avium subsp. paratuberculosis dans la maladie de Crohn chez l'homme (même si la bactérie est plus fréquente dans l'intestin des malades que des non malades).
  • Original à l'édition nantaise : un workshop sur la modélisation pour les biologistes, organisé par Pauline Ezanno (UMR BIOEPAR), qui a connu une forte affluence (plus de 100 participants) et a donné lieu à beaucoup de questions.
  • L'UMR BIOEPAR sur le pont pour l'organisation était aussi bien présent dans le programme scientifique pour présenter les résultats des projets MIHMES et PICSAR-PARADIGM.

Les participants au colloque, avec au 1er rang 2 doctorants de l'UMR BIOEPAR : Racem Ben Romdhame et Guillaume Camanes. © Inra, S. Marion
Les participants au colloque, avec au 1er rang 2 doctorants de l'UMR BIOEPAR : Racem Ben Romdhame et Guillaume Camanes © Inra, S. Marion
   Guillaume Camanes, doctorant à l'UMR BIOEPAR, lors de la session "poster" du colloque ICP2016. © Inra, E. Helleu
Guillaume Camanes, doctorant à l'UMR BIOEPAR, lors de la session "poster" du colloque ICP2016 © Inra, E. Helleu

Contact(s)
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Département(s) associé(s) :
Santé animale
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire

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