• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Origine des difficultés alimentaires des enfants prématurés

Le patrimoine génétique influence le risque de développer des difficultés alimentaires à 2 ans.

Service de néonatologie au CHU Hôtel-Dieu de Nantes, Hôpital Mère-et-Enfant. Les bébés prématurés y restent en couveuse jusqu'à la date théorique de leur naissance.. © Inra, MAITRE Christophe
Mis à jour le 09/02/2016
Publié le 08/02/2016

Les enfants prématurés et/ou de faible poids de naissance présentent une susceptibilité accrue aux difficultés alimentaires – peu d’intérêt pour la nourriture, rejet de nombreux aliments - dans les premières années de vie. Elles peuvent avoir des répercussions sur leur croissance et leur santé et sont une source importante de stress pour leurs parents. Ces difficultés alimentaires ont des origines multiples. La prématurité, les pathologies associées et les difficultés liées à l’alimentation de ces enfants lors de leurs premières semaines de vie dans le service de néonatalogie sont certainement des facteurs déterminants.

Le comportement alimentaire a également une composante génétique, en particulier pour certains traits comme l’appétit, la sensation de satiété ou encore les préférences alimentaires. La cohorte Polynuca, constituée de 217 enfants prématurés dont un tiers de jumeaux, a servi de base à l’étude des difficultés alimentaires à l’âge de 2 ans. Les jumeaux monozygotes ont une très forte similarité du comportement alimentaire, contrairement aux jumeaux dizygotes. Cette observation est le signe d’une forte composante génétique des difficultés alimentaires. Lors de cette étude, un polymorphisme génétique de type SNP (Single Nucleotide Polymorphism) a été identifié.Celui ci confère un risque accru de développer des difficultés alimentaires. Ce SNP est situé dans le gène INSR codant le récepteur à l’insuline, mais les mécanismes expliquant cette influence restent encore à déterminer.

Partenaires : UMR PHAN (Inra Angers-Nantes, Université de Nantes), Institut Cochin (Paris), Université de Laval (Québec, Canada) et U1153 (Inserm, Paris).

Publication associée : Amarger V, Bouvagnet A, Moyon T, Vaiman D, Darmaun D, de Lauzon-Guillain B, Robitaille J, Flamant C, Rozé JC, Parnet P (2015). A common genetic variant in the Insulin receptor gene is associated with eating difficulties at 2 years of age in a cohort of preterm infants. J Nutrigenet Nutrigenomics, 8:153-163. DOI: 10.1159/000442159.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire