• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Exposition aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Les HAP présents dans les aliments en Afrique sub-saharienne proviennent essentiellement du poisson fumé et des huiles.

Poissons exposés aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
Mis à jour le 06/06/2019
Publié le 13/05/2019

Parmi les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 13 sont reconnus comme pouvant provoquer des dommages à l'ADN et ainsi  entraîner des modifications génétiques. Ils sont génotoxiques et cancérogènes. L’exposition par voie alimentaire des populations du Bénin, du Cameroun, du Mali et du Nigéria n’est aujourd’hui pas connue. Une étude de l’alimentation totale multicentrique a été mise en place pour caractériser les niveaux et profils de HAP dans un échantillonnage représentatif des denrées alimentaires consommées dans ces quatre pays d’Afrique sub-saharienne.

Les niveaux de HAPs excèdent les seuils de conformité (réglementation européenne) dans 100% des poissons fumés et 50% des huiles de cuisson. La somme des quatre HAP indicateurs (benzo[a]pyrène, benzo[a]anthracène, benzo[b]fluoranthène, et chrysène) représente, dans les aliments testés, en moyenne 77% des 13 HAP génotoxiques et cancérogènes. Un profil de contamination atypique, avec un niveau en cyclopenta[c,d]pyrène élevé, pourrait s’expliquer par une interaction entre le pyrène et la silice contenue dans la poussière, du fait de conditions d’hygiène non-optimales lors du fumage et du séchage des denrées.

Ces données alimenteront une étude plus globale dotée d’un spectre large de dangers chimiques qui a pour vocation l’évaluation du risque chimique associé à une alimentation typique en Afrique Subsaharienne. Les conclusions de cette action, qui comprend la préparation d'une thèse de doctorat encadrée par l'UMR LABERCA, renseigneront les gestionnaires du risque en perspective d’une meilleure sécurité sanitaire des aliments dans les pays concernés.

Partenaires : FAO (Organisation pour l'alimentation et l'agriculture), OMS (Organisation mondiale de la Santé), unité Inra-Oniris LABERCA, Centre Pasteur du Cameroun, NAFDAC (National Agency for Food and Drug Administration and Control, Nigéria), ABSSA (Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments), Ministère de la Santé du Mali.
Cet article s'inscrit dans le cadre de la thèse de Luc Ingenbleek, doctorant au Laberca, qui sera soutenue le 28 juin 2019 à Nantes.

Financement : Fonds pour l’Amélioration des Normes et le Développement du Commerce1.
1 Le FANDC a été établi par la FAO, l'OIE, la Banque mondiale, l'OMS et l'OMC.

Publication associée : Luc Ingenbleek, Bruno Veyrand, Abimbola Adegboye, Sètondji Epiphane Hossou, Abdoulaye Zié Koné, Awoyinka Dada Oyedele, Chabi Sika K.J. Kisito, Yara Koreissi Dembélé, Sara Eyangoh, Philippe Verger, Jean-Charles Leblanc, Sophie Durand, Anaïs Venisseau, Philippe Marchand, Bruno Le Bizec, Polycyclic aromatic hydrocarbons in foods from the first regional total diet study in Sub-Saharan Africa: contamination profile and occurrence data, Food Control, Volume 103, 2019, Pages 133-144, ISSN 0956-7135, https://doi.org/10.1016/j.foodcont.2019.04.006.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire