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Utiliser les résultats de reproduction des animaux pour surveiller les épidémies

La chute de fertilité des vaches durant l’épidémie de Bluetongue en 2007 suggère qu’elle a été beaucoup plus étendue qu’indiqué par le système de surveillance.

STAND  de l'Inra au  SALON  de l'agriculture sur le thème de la santé des plantes et des animaux avec la participation de l'unité de  VIROLOGIE  et immunologie moléculaire de Jouy-en-Josas. Jouets magnétique représentant une forme de virus. © NICOLAS Bertrand
Mis à jour le 15/09/2014
Publié le 08/09/2014

Les systèmes de surveillance mis en place pour les maladies animales ne permettent pas toujours de détecter l’ensemble des troupeaux touchés. Ce fut le cas pour l’épidémie de Bluetongue ou fièvre catarrhale ovine (FCO), qui débuta en 2006 après l’arrivée d’un sérotype non présent en Europe du Nord-Ouest (BTV 8). Les limites du système de surveillance en place étaient liées à la fréquence des formes asymptomatiques de l’infection et à l’absence de dépistage systématique de la circulation du virus.

L’infection par le virus de la FCO est connue pour entraîner une diminution plus ou moins marquée des performances de reproduction des ruminants. Or, ces données sont centralisées et facilement disponibles pour la majorité des troupeaux bovins laitiers. Ces performances ont été analysées lors de la circulation du virus de sérotype BTV 8 en France en 2007, à la fois, dans les troupeaux déclarés foyers, et dans les troupeaux qui n’ont pas été déclarés. Dans ces derniers, les dates d’infection supposée ont été estimées à l’aide d’une méthode d’interpolation spatiale (voir figure) prenant en compte la dynamique temporelle de l’épizootie observée dans les foyers déclarés. La diminution de fertilité dans les troupeaux non déclarés au moment de leur date d’infection estimée a été de 60 % de celle observée sur les troupeaux déclarés infectés. Ceci suggère que, en 2007, la proportion de troupeaux infectés et non déclarés comme tels a été importante dans la zone de circulation du virus.

Cette étude montre que les données de performances peuvent être utilisées pour mettre en évidence la sous-déclaration de foyers pendant une épidémie. Un dispositif permettant de détecter une dégradation des performances de reproduction sur un territoire pourrait donc constituer une composante de surveillance passive des maladies bovines, et compléter ou permettre de cibler la surveillance active.

Carte des foyer de la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine). Les couleurs correspondent aux dates d’infection potentielle estimées pour les troupeaux non déclarés par un modèle d’interpolation spatiale. © Bioepar
Carte des foyer de la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine). Les couleurs correspondent aux dates d’infection potentielle estimées pour les troupeaux non déclarés par un modèle d’interpolation spatiale. © Bioepar

Référence : Nusinovici S, Monestiez P, Seegers H, Beaudeau F, Fourichon C (2014) Using Animal Performance Data to Evidence the Under-Reporting of Case Herds during an Epizootic: Application to an Outbreak of Bluetongue in Cattle. PLoS ONE 9(6): e100137. doi:10.1371/journal.pone.0100137

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