• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Traitement anthelminthique sélectif chez la génisse laitière

Les vitesses de croissance des animaux permettent de choisir ceux qu'il faut traiter.

Jeunes génisses normandes en bocage breton (Ploubalay, 22).. © Inra, CAUVIN Brigitte
Mis à jour le 30/06/2016
Publié le 28/06/2016

Les anthelminthiques restent l’outil principal voire exclusif mis en œuvre pour le contrôle des strongles gastro-intestinaux (SGI) des jeunes bovins au pâturage. Toutefois, leur usage non rationalisé (fréquence et période de traitement) représente un double risque : l’émergence de vers résistants et la perturbation du développement de l’immunité antiparasitaire des bovins. La rationalisation de l’usage des anthelminthiques passe par le développement d’indicateurs permettant de cibler les interventions sur les animaux les plus infestés ou souffrant le plus des infestations. Cette étude a eu pour objet d’évaluer l’intérêt d’un indicateur simple, la vitesse de croissance pendant la 1ère saison de pâturage, pour repérer les animaux les plus parasités.

La conduite de pâturage des génisses (mois de sortie, supplémentation, durée du pâturage) a permis de répartir 12 lots d’animaux (291 animaux) en 3 niveaux d’exposition aux SGI (faible, moyen, fort). La variabilité de leur croissance individuelle a été expliquée par des paramètres individuels (niveau d’infestation parasitaire mesuré par un taux d’anticorps dirigés contre les SGI et score de diarrhée) ainsi que par des paramètres de groupe (niveau d’exposition). La croissance des génisses était d’autant plus faible que leur niveau d’infestation parasitaire était élevé, cette corrélation étant retrouvée uniquement dans les groupes moyennement à fortement exposés aux SGI. Ces résultats indiquent qu’un repérage des lots à risque à partir de la conduite des génisses et des animaux parasités à partir de leurs performances de croissance est possible dans la perspective d’un traitement anthelminthique sélectif.

Partenaires : ce travail a été réalisé en collaboration avec les unités de l’Inra (UMR 1348 et UE 0326) et des Chambres de l’Agriculture et sur financement du métaprogramme Inra GISA Strep et de la chaire AEI.

Publication associée :  Merlin A., Chauvin A., Madouasse A., Froger S., Bareille N., Chartier C. Explaining variability in first season grazing heifer growth combining individually measured parasitological and clinical indicators with exposure to gastrointestinal nematode infection based on grazing management practices. Veterinary Parasitology, 2016, 225, 61-69.   doi:10.1016/j.vetpar.2016.05.006

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé animale
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire, Bretagne-Normandie