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Comment l’allergie alimentaire aggrave-t-elle l’asthme ?

Rôle des récepteurs de domiciliation cellulaire dans l’évolution de l’allergie.

Comment l’allergie alimentaire aggrave-t-elle l’asthme ?
Mis à jour le 13/02/2018
Publié le 02/02/2018

Les troubles allergiques causés par l'allergie alimentaire dans l'enfance peuvent évoluer vers l'asthme à l’adolescence ou chez l’adulte. Cette progression interroge sur le lien qui pourrait exister entre l'intestin et le poumon. Nos recherches s’intéressent ainsi aux mécanismes de l’allergie alimentaire que l’on pourrait relier au développement de l'asthme.

Les allergies sont en constante augmentation au sein des pays les plus développés. De plus, il est observé en clinique une évolution caractéristique des maladies allergiques au cours de la vie ; passant des allergies alimentaires et cutanées vers des allergies respiratoires comme l’asthme.

L’objectif de cette étude était d’identifier les mécanismes impliqués dans cette évolution. Un modèle murin (souris) a été développé, mimant cette progression particulière de l’allergie. Les souris soumises au double protocole d’allergie (alimentaire et respiratoire) présentent une aggravation des symptômes de l’asthme par rapport à celles soumises uniquement au protocole d’allergie respiratoire. En effet, nous avons constaté que l’allergie alimentaire est capable de détériorer la fonction respiratoire et d’augmenter la réaction inflammatoire pulmonaire observée lors de l’asthme.

Pour comprendre ce lien intestin/poumon, le rôle d’un récepteur particulier* (CCR9) permettant la migration des cellules lymphocytaires vers l’intestin a été analysé ;  ce récepteur est impliqué dans la réaction inflammatoire intestinale lors de l’allergie alimentaire. L’aggravation de l’inflammation pulmonaire par l’allergie alimentaire est dépendante de l’expression de CCR9 par les lymphocytes T circulant.

En perspectives l’impact du microbiote intestinal (ensemble des micro-organismes) sur l’évolution de l’allergie pourra être analysé, en le supprimant chez une souris à l’aide d’antibiotiques.

Partenaires : cette étude a été menée par l'équipe Allergie de l'unité BIA (INRA), en partenariat avec l'équipe III de Institut du thorax (1087 INSERM) à Nantes.

Publication associée : Castan L, Cheminant MA, Colas L, Brouard S, Magnan A, Bouchaud G. 2018. Food allergen-sensitized CCR9+ lymphocytes enhance airways allergic inflammation in mice. Allergy. 2018 Jan 9. doi: 10.1111/all.13386. [Epub ahead of print]

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* Un récepteurs de domiciliation cellulaire est un récepteur sensible à une molécule sécrétée par un tissu (peau, intestin, poumon) attirant la cellule à l’intérieur de ce tissu. 

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Alimentation humaine
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire