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Impact de l'allergie alimentaire sur l’asthme

L’allergie alimentaire amplifie l’inflammation pulmonaire de l’asthme allergique chez la souris

. © Inra
Mis à jour le 19/02/2015
Publié le 03/02/2015

La marche atopique fait référence au passage de symptômes cutanés ou intestinaux d’une allergie alimentaire chez l’enfant à des manifestations respiratoires lors d’une allergie respiratoire comme l’asthme chez les enfants plus âgés et les adultes. Cette progression de l’allergie et la relation entre intestin et poumon dans l’allergie reste une énigme. Nous avons alors développé un modèle murin de marche atopique pour mieux comprendre l’impact de l’allergie alimentaire sur la survenue et le développement de l’asthme allergique (Figure 1).

Protocole de marche atopique comprenant une sensibilisation intra-péritonéale et un déclenchement intra-gastrique avec une protéine du blanc d’œuf : l’ovalbumine. L’asthme est induit par sensibilisation per-cutanée et exposition intra-nasale à l’extrait de l’acarien  Dermatophagoides farinae.. © Inra
Protocole de marche atopique comprenant une sensibilisation intra-péritonéale et un déclenchement intra-gastrique avec une protéine du blanc d’œuf : l’ovalbumine. L’asthme est induit par sensibilisation per-cutanée et exposition intra-nasale à l’extrait de l’acarien Dermatophagoides farinae. © Inra

 

Ainsi, nous avons sensibilisé, cad induit la production d’anticorps de type IgE, les souris à un allergène alimentaire, l’ovalbumine (protéine du blanc d’œuf) puis déclenché  la réaction allergique par gavage. Ensuite, l’asthme a été induit par sensibilisation percutanée aux extraits d’acariens et puis l’asthme a été déclenché par expositions intra-nasales aux mêmes extraits d’acariens.

Suite à ces allergies successives, les paramètres digestifs (perméabilité intestinale), respiratoires (hyperactivité bronchique) et systémiques (IgE) ont été analysés pour mettre en évidence la relation intestin-poumon. Ainsi, l’allergie alimentaire provoque une augmentation de la perméabilité intestinale et aggrave l’asthme qui se traduit par une plus forte hyperactivité bronchique et une augmentation de l’infiltration des cellules pulmonairespar des éosinophiles notamment. On retrouve également une surproduction de médiateurs inflammatoires dans les bronches et une augmentation des IgE spécifiques lorsque les deux allergies sont présentes.

Ainsi, l’allergie alimentaire induit un statut immunologique augmentant la gravité d’un asthme allergique au cours de la marche atopique.

Ces résultats sont le fruit d’une collaboration étroite entre l’équipe « allergie » de l’unité BIA du centre Inra Angers-Nantes qui étudie l’allergie alimentaire et l’équipe « Pathologie bronchique et allergie » de l’unité INSERM1087/CNRS6260 de l’institut du thorax du CHU de Nantes.

Publication associée : Tiphaine Bihouée, Gregory Bouchaud, Julie Chesné, David Lair, Camille Rolland-Debord, Faouzi Braza, Marie-Aude Cheminant, Philippe Aubert, Guillaume Mahay, Christine Sagan, Michel Neunlist, Sophie Brouard, Marie Bodinier and Antoine Magnan, 2014, Food allergy enhances allergic asthma in mice, Respiratory Research, 15(1):142. [Epub ahead of print].

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Caractérisation et élaboration des produits issus de l’agriculture
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