Tactiques anti-tiques : les tiques, vecteurs importants de maladies humaines et animales : un danger croissant...

Un dossier qui rassemble quelques résultats marquants obtenus à l'Inra sur ces petits acariens si encombrants... Premier vecteur mondial de maladies animales.

tactiques anti-tiques. © Inra
Mis à jour le 05/04/2016
Publié le 05/04/2016

Premier vecteur mondial de maladies animales

Les tiques sont le premier vecteur de maladies animales dans le monde, le deuxième pour les maladies humaines après le moustique. Chez l’homme, elles transmettent la bactérie responsable de la maladie de Lyme, qui provoque 27 000 nouveaux cas par an en France, mais aussi le virus de l’encéphalite à tiques ou la bactérie de l'anaplasmose granulocytaire. Chez les animaux d’élevage, les agents pathogènes transmis par les tiques peuvent engendrer des baisses de production importantes (babésioses, theilerioses).

Un danger croissant

Dans la majorité des cas, une même tique peut héberger plusieurs agents susceptibles d’être transmis. Or, les populations de tiques augmentent en France, conjointement avec l’augmentation de certains hôtes sauvages comme les chevreuils. Elles sont particulièrement nombreuses dans l’Est de la France. Le virus de l’encéphalite à tiques, qui sévit en Europe de l’Est, a déjà été détecté chez des tiques en Alsace. Et que dire du virus de la fièvre hémorragique Crimée-Congo (CCHF), dont les symptômes s’apparentent au virus Ebola, qui a été détecté en Turquie ? Rien n’indique que les tiques européennes, très généralistes dans les pathogènes qu’elles véhiculent, ne pourraient pas transmettre et propager ce virus chez l’animal et chez l’homme.

Difficiles à étudier

Les tiques sont difficiles à étudier. Elles ont un cycle complexe, avec plusieurs hôtes successifs. Leurs repas de sang peuvent durer jusqu’à 12 jours. Ce qui rend leur élevage compliqué pour des études en laboratoire.

Les chercheurs de l’Inra ont réalisé plusieurs percées spectaculaires qui sont détaillées dans un dossier spécial :

  • mise au point d’un système d’élevage de tiques sur membrane qui évite d’utiliser des animaux
  • identification de gènes de tiques nécessaires à la transmission des agents pathogènes
  • identification de nouveaux pathogènes transmis par les tiques (Bartonella)
  • séquençage haut débit du microbiote des tiques : ensemble des microorganismes présents, bactéries, virus, protozoaires.
  • projet de séquençage du génome de l’espèce la plus commune en Europe :Ixodes ricinus.
  • séquençage de protozoaires parasites du genre Babesia transmis par les tiques.
  • rôle du tamia de Sibérie dans la transmission de la maladie de Lyme.

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