• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Les virus du syndrome respiratoire et reproducteur porcin (PRRSV)

La protection immune conférée par une souche de terrain supérieure à celle de souches vaccinales commercialisées.

Porc gascon, réputé pour sa rusticité © F. Meurens
Mis à jour le 02/05/2019
Publié le 26/04/2019

Les virus du syndrome respiratoire et reproducteur porcin (Porcine Respiratory and Reproductive Syndrome Virus, PRRSV) ont un impact majeur sur la production porcine mondiale et sont considérés comme une cause majeure de pertes économiques dans le monde depuis leur émergence à la fin des années 80. En fonction de la virulence des différentes souches, des avortements ou des problèmes respiratoires sont observés. Ils compromettent également les défenses immunitaires des animaux infectés les rendant plus sensibles aux agents dits opportunistes. Aujourd’hui des souches particulièrement virulentes circulent en Europe de l’Est. Se pose alors la question de savoir si les vaccins disponibles sur le marché en France sont efficaces contre celles-ci.

Les effets protecteurs de deux vaccins disponibles sur le marché ont été comparés à ceux d’un virus sauvage de faible virulence (souche "Finistère", isolée en France en 2005 dans un élevage présentant des problèmes de reproduction). Pour ce faire, une première inoculation avec l’une de ces 3 souches virales a été suivie d’un challenge infectieux réalisé avec une  souche hautement virulente du virus (souche Lena). Une première publication (Renson et al. 2017) avait démontré une protection virologique et clinique partielle des 3 souches virales. Cette nouvelle publication documente les effets immunologiques et les lésions pulmonaires. La limitation de la multiplication du virus Lena est médiée par des protéines de l’immunité appelés cytokines et chimiokines (IL6, IL8, CCL20) dont certaines ont été quantifiées pour la première fois dans cette étude chez le Porc. Une protection significative est conférée par les trois souches virales testées et se traduit par une diminution partielle de l’intensité des lésions pulmonaires de broncho-pneumonie induites par les surinfections respiratoires. La meilleure protection au challenge infectieux est démontrée avec la souche « Finistère » avec laquelle l’expression de certaines cytokines inflammatoires est moins importante.

Ce type d’étude est nécessaire pour documenter les interactions complexes entre l’immunité et la pathophysiologie pulmonaire. La démarche expérimentale adoptée pourra être reproduite pour l’étude des interactions entre les vaccins et les infections virales observées sur le terrain.

Partenaires : cette étude a été conjointement menée par les unités BIOEPAR et PANTHER (Inra-Oniris, Nantes), la plateforme APEX (Nantes), en collaboration avec l’Anses (Ploufragan) et l’IFIP-Institut du Porc (Paris)

Financement :  programme RFI "Food for Tomorrow / Cap Aliment", soutenu par la Région Pays de la Loire et le FEDER

Publication associée : Larcher T, Fablet C, Renson P, Ménard D, Hervet C, Saade G, Belloc C, Bourry O, Meurens F. Assessment of pulmonary tissue responses in pigs challenged with PRRSV Lena strain shows better protection after immunization with field than vaccine strains. Vet Microbiol. 2019; 230:249-259. doi: 10.1016/j.vetmic.2019.01.022

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Santé animale
Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire