Les plantes font de la résistance

Un film d'animation pour expliquer la stratégie d'identification de gènes à résistance durable.

Film d'animation du projet Road Movie. © Inra
Mis à jour le 09/02/2016
Publié le 20/01/2016

Dans le cadre du projet Régional "ROAD MOVIE" développé à l'UMR IRHS (par les équipes EcoFun, Respom, Fungisem et BioInfo), un film d'animation de 2min40 a été réalisé pour expliquer la stratégie d'identification de gènes à résistance durable.

Les plantes font de la résistance  : vidéo sur le projet Régional ROAD MOVIE

© UMR IRHS (Inra / Agrocampus Ouest / Université d'Angers) - Bruno Le Cam et Jérôme Collemare

Extraits du film d'animation du projet "Road Movie". © Inra
Extraits du film d'animation du projet "Road Movie" © Inra

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Pays de la Loire

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Le projet Road Movie

Le projet scientifique, coordonné par Bruno Le Cam (directeur de recherche Inra à l'UMR IRHS) et soutenu par la Région des Pays de la Loire, porte sur la "Résistance de la pomme contre les maladies: mécanismes de virulence et indentification des effets".

Depuis le 1er janvier 2013, les équipes EcoFun, ResPom, Fruit Qual et FungiSem de l'UMR IRHS s’attachent à identifier les effecteurs de V. inaequalis, à étudier leur effet sur le pommier et à mener un criblage de ressources génétiques chez les Malus avec les effecteurs sélectionnés.

Dans le cadre de ce projet, un nouveau cadre conceptuel est proposé pour développer des variétés à résistance durable en s'appuyant sur une évaluation de la capacité intrinsèque du pathogène à s’adapter à chacun des gènes de résistance auquel il est confronté. Cette stratégie sera testée sur la tavelure du pommier (Malus x domestica), principale maladie en verger, provoquée par le champignon ascomycète Venturia inaequalis. Ce couple hôte/parasite entretient des relations appelées "gène pour gène" : à un gène de résistance du pommier correspond un gène de pathogénicité chez le champignon. Lorsque les deux partenaires possèdent chacun la forme fonctionnelle de leurs gènes respectifs, la plante reconnaît le produit du gène du champignon, également appelé effecteur, et empêche son développement par le déclenchement de mécanismes de défense. Lorsque la structure de l’effecteur est modifiée suite à une mutation du gène chez le champignon, alors la plante ne reconnaît plus le champignon ce qui déclenche les épidémies observées au champ.

Tenter de prédire le caractère durable d’un gène de résistance sur la base de la stabilité évolutive de l’effecteur correspondant constitue le pari scientifique de ce projet.