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Bilan du projet NEWPLAST (évaluation du risque associé aux contaminants émergents de type bisphénols)

Contribution à l’évaluation du risque associé aux contaminants émergents de type bisphénols.

Le BPA et ses substituts
Mis à jour le 13/02/2018
Publié le 12/02/2018

Mieux connaitre l’exposition et le danger associés aux bisphénols pour des couples mère-enfant

Le bisphenol A (BPA) suscite toujours un débat relatif à ses propriétés de perturbateur endocrinien et in fine au risque associé pour l'Homme. L'étude d'autres substances employées comme substituts / alternatives du BPA apparait toutefois comme une priorité considérant le manque de données nécessaires pour l’évaluation du risque associé. Les composés ciblés prioritairement dans le projet ANR Newplast ont été deux principaux substituts/dérivés du BPA : le bisphenol S et le bisphenol A diglycidyl ether (BADGE). Son ambition était de générer de nouvelles connaissances relatives à (i) leur biotransformation et leur impact biologique au niveau de la fonction hépatique chez l'Homme (ii) leur biotransformation et leur impact sur la fonction de reproduction chez l'Homme, (iii) leur mode d'action au niveau moléculaire via des mécanismes de liaison/transactivation aux principaux récepteurs nucléaires, (iv) la caractérisation de l'exposition de l'Homme à ces substances. Un ensemble secondaire de composés (analogues du BPA incluant bisphenol B, C, E, F, M, AP et AF) a également été considéré pour les volets concernant l'exposition de l'Homme et l'étude des modes d'action.

Un ensemble d’approches méthodologiques complémentaires pour une étude à différentes échelles

La détermination quantitative des niveaux d’exposition de la sous-population étudiée a été basée sur des technologies analytiques de type chromatographie couplée à la spectrométrie de masse en tandem. Les études de métabolisme ont été basées sur le suivi du devenir du BPS et du BADGE radio-marqués (14C) dans plusieurs systèmes cellulaires hépatiques à la fois humains et de rat. Une approche de profilage métabolomique non ciblé a été conduite pour explorer les voies métaboliques perturbées par l'exposition à ces contaminants, à la fois par résonance magnétique nucléaire et spectrométrie de masse haute résolution, associée à une modélisation des réseaux métaboliques impliqués dans ces perturbations. Des tests de liaison / transactivation impliquant un large ensemble de récepteurs nucléaires a enfin été effectué.

Résultats majeurs

Les concentrations de 18 bisphénols ont été déterminées dans une centaine de prélèvements de sérum maternel, sérum du cordon, et lait maternel collectés chez des couples mères-enfant volontaires de la région Toulousaine. L’exposition et le transfert (composé dépendant) de la mère au fœtus et à l’enfant allaité ont été confirmés. Le BPF, le BPA et le BPS sont apparus comme les principaux contributeurs de cette exposition, dans un rapport d’environ 10/1/0.1 respectivement. Des métabolites hydroxylés et glucuronides ont été identifiés pour le BPS. Des perturbations du métabolome et du lipidome consécutive à cette exposition aux bisphénols ont été révélées, qui doivent être confirmées et approfondies au plan mécanistique.

Production scientifique et brevets depuis le début du projet

En l’état, ce projet a donné lieu à 3 articles dans des journaux internationaux à comité de lecture, et certains résultats ont été diffusés lors de 4 communications orales à congrès internationaux. Au moins 3 autres articles issus de ce projet sont également en préparation et/ou prévus en 2018-2019. Les données d’exposition générées vont notamment faire l’objet d’une publication déjà attendue de la part des autorités publiques en charge de l’évaluation des risques (ANSES, Santé Publique France). Ces données vont également être intégrées, en vue d’un niveau d’exploitation supplémentaire, dans le cadre du projet Européen HBM4EU relatif à l’établissement d’une base de données et d’un réseau de laboratoires de références dans le domaine de la biosurveillance.

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Le projet ANR NEWPLAST était coordonné par Jean-Philippe Antignac, UMR Inra-Oniris LABERCA

En savoir plus sur les perturbateurs endocriniens : voir le dossier INRA : http://www.inra.fr/Chercheurs-etudiants/Mecanismes-du-vivant/Tous-les-dossiers/Les-perturbateurs-endocriniens-un-casse-tete-pour-la-recherche

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Centre(s) associé(s) :
Pays de la Loire, Occitanie-Toulouse

En savoir plus

Le projet NEWPLAST

Le projet NEWPLAST est un projet de recherche fondamentale coordonné par le Laboratoire d’Etude des Résidus et Contaminants dans les Aliments (UMR INRA 1329 LABERCA, Oniris, Nantes, Dr. Jean-Philippe ANTIGNAC). Il associe l’UMR INRA 1331 TOXALIM (Equipe Métabolisme des Xénobiotiques, Toulouse, Dr. Daniel ZALKO), L’unité INSERM U1085 IRSET (Rennes, Bernard Jegou), l’Unité INSERM 896 (Montpellier, Dr. Patrick BALLAGUER), et l’Unité gynécologie obstétrique du CHU Paule de Viguié (Toulouse, Pf. Dr. Alain BERREBI).