Séminaire du programme AKER à Angers

Les 80 chercheurs qui travaillent sur le programme AKER, destiné à améliorer la compétitivité de la betterave face à la canne à l’horizon 2020, se sont réunis en séminaire annuel à Angers, au siège du GEVES, les 25 et 26 novembre 2014. Ils ont notamment échangé sur le phénotypage des semences et des plantules.

Logo du programme AKER. © Inra
Mis à jour le 17/12/2014
Publié le 05/12/2014

Tout commence avec la semence, concentré de technologies, véhicule du progrès génétique pour les caractères agronomiques et environnementaux. Le phénotypage, ou évaluation des caractères, permet d’étudier chaque semence individuellement et en grand nombre grâce à l’imagerie prédictive à haut débit.
Pour ce faire, l’INRA, le GEVES et l’Université d’Angers mettent au point des outils d’imagerie tels que le banc de germination, le tomographe, l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM), l’imagerie visible, thermographique ou hyperspectrale, le biospeckle.

D’une part, le phénotypage va fournir au programme AKER des outils et méthodes d’évaluation de la qualité des semences. Ces outils permettront de caractériser, le moment venu, en 2018 et 2019, les 3 000 génotypes enrichis de la variabilité exotique issue des 15 plantes de référence sélectionnées en 2013.
D’autre part, une utilisation industrielle, type trieur optique, peut également s’envisager si l’analyse des semences est compatible avec le très haut débit. L’impact économique dépasserait alors l’utilisation des outils du programme AKER dans le domaine de la sélection pour entrer dans celui de la production de semences.

En résumé, le phénotypage contribue à la création de nouvelles variétés et au tri des lots au sein de ces nouvelles variétés. Pour l’agriculteur tout comme pour l’industriel, l’objectif final consiste à obtenir le meilleur rendement économique possible, tenant compte de l’optimisation des techniques au champ et à l’usine, et de leur impact environnemental. Le consommateur, quant à lui, sera sensible au coût final du produit, à la localisation de la production et au respect de son environnement.

Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint Agriculture INRA et chef de projet AKER, trace des perspectives : « L'objectif du programme AKER est de mettre à disposition des producteurs de betteraves des variétés améliorées, permettant de renforcer la compétitivité de la filière française, dans un contexte de disparition des quotas au niveau européen, réduisant la protection mais offrant des possibilités de développement dans un marché mondial gourmand en sucre ».