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2013

Sommaire
  1. Introduction
  2. Faits marquants 2013 de l'UMR PANTHER
  3. Cutine de tomate - Le secret de la formation de la peau des fruits enfin dévoilé
  4. Faits marquants 2013
  5. Performances des vaches laitières et Bluetongue - Bénéfice/risque de la vaccination
  6. Taxinomie du genre Cytisus - Révision de la délimitation des taxons sauvages
  7. Emploi et stages
  8. Mastication virtuelle - Simulation de la fragmentation orale d’aliments céréaliers alvéolaires
  9. Phenotypage par imagerie de fluorescence de chlorophylle - Quantification de symptômes sur feuille
  10. Le Campus du Végétal
  11. Ad Litteram
  12. La cellulose pour stabiliser de l’huile en gel - Des émulsions sans tensioactifs !
  13. Architecture du rosier et environnement - Implication des strigolactones dans le débourrement ?
  14. Modèle de compartimentation - Microbilles biosourcées à 2 faces
  15. Prix de thèse 2013 d’Oniris
  16. Résistance du pommier au feu bactérien - Le double rôle de la phloridzine
  17. Durabilité des multirésistances chez les plantes - Modèle d’adaptation d’un pathogène
  18. "Redonner confiance à la production lait"
  19. Difficultés alimentaires des enfants - La prématurité est-elle un facteur aggravant ?
  20. Antibiothérapie infantile - Facteur de risque d’obésité adulte ?
  21. Biopolymères 2013
  22. Mettre du terroir dans son vin
  23. Quand le vin a soif de recherches
  24. Des outils pour l'agroalimentaire
  25. 64ème congrès international de la Fédération Européenne de Zootechnie
  26. Rapport Faits Marquants 2012 SFR Quasav et partenaires
  27. Les effets redistributifs des décisions françaises relatives à la PAC post-2015
  28. Allergie alimentaire - Prévention par des prébiotiques
  29. Agreenskills
  30. Des plantes et des hommes
  31. Emmanuelle Chevassus-Lozza et Karine Latouche ont reçu le prix du meilleur article 2012 de la revue ERAE
  32. Débat sciences-société, 20 juin 2013
  33. Les paysages ont-ils une influence sur les maladies transmises par les tiques ?
  34. Un grain sous toutes les coutures
  35. Mignonne, allons voir… pourquoi la rose refleurit 
  36. Le secteur laitier à la croisée des chemins.
  37. Votre point de vue nous intéresse : comment rendre l'agriculture biologique plus compétitive ?
  38. Colloque Inra au Salon de l'Agriculture : la PAC a cinquante ans, le bel âge ?
  39. Rencontre Bio-économie au SIA 2013
  40. Rencontre Protéines et alimentation au SIA 2013
  41. Lancement du programme FloRHiGe
  42. Stimulateurs de défense naturelle des plantes
  43. L'INRA et AGROCAMPUS OUEST consolident leur coopération scientifique

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    L'INRA et AGROCAMPUS OUEST consolident leur coopération scientifique

  44. Des passagers clandestins à l’intérieur des tiques - Une histoire de poupées russes
  45. Matthieu Barret : comprendre le fonctionnement des communautés microbiennes associées aux semences
  46. Tavelure du pommier : sur la piste d’un 2ème responsable
  47. Nouvelle plaquette du centre Inra Angers-Nantes
  48. L'oeuf aux trésors

Mignonne, allons voir… pourquoi la rose refleurit 

Sentir le parfum des roses, cueillir des fraises dans nos jardins au printemps mais aussi à l'automne sont des privilèges qui nous sont offerts grâce aux variétés dites "remontantes". Elle ont la capacité à refleurir dans l'année. Les mécanismes de ce phénomène ont été mis à jour par des chercheurs de l'Inra en collaboration avec deux laboratoires japonais.

Par Julie Chériguène
Mis à jour le 21/05/2013
Publié le 13/05/2013
Mots-clés :

Ronsard, lorsqu’il a immortalisé la beauté éphémère de la rose, ne connaissait que les roses dites non remontantes, dont la floraison ne durait qu’un printemps. C’est au XVIIIe siècle que des rosiers provenant de Chine et fleurissant du printemps à la fin de l’automne ont été introduits en Europe. Ces rosiers, dits remontants, ont été croisés avec les anciennes variétés européennes non remontantes pour donner naissance aux roses modernes qui fleurissent de façon continue. L’introduction de la remontée de floraison a été un évènement majeur dans le succès des roses, premières fleurs coupées vendues au monde avec un marché de plus de 15 milliards de tiges par an.

Une mutation génétique à l’origine de la remontée de floraison

Une mutation apparue chez les rosiers de Chine sauvages

Les travaux des équipes de l’Inra d’Angers-Nantes et de Bordeaux-Aquitaine ont permis d’expliquer le phénomène de remontée de floraison du rosier et d’une plante très proche, le fraisier, appartenant à la même famille des Rosaceae. Chez le rosier (genre Rosa), les chercheurs de l’unité Génétique et horticulture d’Angers ont en effet mis en évidence la présence d’un gène répresseur qui appartient à la famille du gène TFL1 (TERMINAL FLOWER 1). Après la première floraison printanière, ce répresseur s’exprime et empêche toute nouvelle floraison chez les rosiers non remontants. Or, la protéine correspondant à ce gène répresseur n’est pas produite par les rosiers remontants en raison d’une mutation génétique qui serait apparue chez les rosiers chinois sauvages, Rosa chinensis var spontanea.

Les chercheurs de l’unité Espèces fruitières à Bordeaux ont quant à eux montré que la remontée de floraison chez la fraise des bois Fragaria vesca est due à une mutation du même gène répresseur. Cette mutation serait apparue dans les Alpes chez des fraisiers sauvages et aurait ensuite été sélectionnée par l’homme.

À terme, de nouvelles stratégies de sélection génétique pour faire remonter d’anciennes variétés de roses non remontantes pourraient être développées. Des études en cours permettront également de préciser l’importance jouée par ce gène dans l’histoire de la sélection du rosier par l’homme.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

  • Fabrice Foucher Unité mixte de recherche "Génétique et horticulture (GenHort)" Inra Anger-Nantes
  • Laurence Hybrand-Saint Oyant Unité mixte de recherche "Génétique et horticulture (GenHort)" Inra Anger-Nantes
  • Béatrice Denoyés Unité Inra "Espèces fruitières (Uref)" Inra Bordeaux-Aquitaine
Département(s) associé(s) :
Biologie et amélioration des plantes

Référence

Hikaru Iwata (Wakanuga Pharmaceutical Co, Hiroshima, Japon; Inra Angers), Amélia Gaston et Béatrice Denoyés (Uref, Inra Bordeaux), Takashi Araki (Kyoto University, Kyoto), Arnaud Remay, Tatiana Thouroude, Julien Jeauffre, Koji Kawamura, Laurence Hibrand Saint Oyant et Fabrice Foucher (UMR GenHort, Inra Angers). The TFL1 homologue KSN is a regulator of continuous flowering in rose and strawberry. The Plant Journal, 2011. DOI: 10.1111/j.1365-313X.2011.04776.x