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27 mai 2014

Soutenance de thèse, UMR IRHS (Inra, Agrocampus Ouest, Université d'Angers), centre Inra Angers-Nantes © Nathalie Mansion

Soutenance de Nadine Ravinet (BIOEPAR)

"Développement de stratégies de maïtrise des strongyloses gastro-intestinales des vaches laitières rationalisant les traitements anthelminthiques". Thèse de doctorat d'Oniris. Ecole doctorale Biologie-Santé.

Nadine RAVINET

Doctorante à l'UMR BIOEPAR

Date et lieu de soutenance : mardi 27 mai, 14h00, à Oniris
Titre de la thèse : Développement de stratégies de maïtrise des strongyloses gastro-intestinales des vaches laitières rationalisant les traitements anthelminthiques

Jury :

  • Philippe JACQUIET, Professeur, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, France (Rapporteur)
  • Johannes CHARLIER, Docteur, Ghent University, Faculty of Veterinary Medicine, Belgium (Rapporteur)
  • Christian DUCROT, Directeur de Recherche, INRA Clermont-Ferrand, Unité d’Epidémiologie Animale, France (Examinateur)
  • Christian DUCROT, Directeur de Recherche, INRA Clermont-Ferrand, Unité d’Epidémiologie Animale, France (Examinateur)
  • Christophe CHARTIER, Professeur, Oniris, Nantes, France (Examinateur)

Invité : Valérie DAVID, Ingénieur Agronome, Institut de l’Elevage, Paris, France

Directeur de Thèse : Alain CHAUVIN, Professeur, Oniris, Nantes, France

Co-directeur de Thèse : Nathalie BAREILLE, Professeur, Oniris, Nantes, France

Résumé :

Les traitements anthelminthiques visant à maîtriser l’impact des strongles gastro-intestinaux (SGI) sur la production laitière (PL) des bovins doivent être rationalisés afin préserver durablement leur efficacité. L’objectif de cette thèse était de produire des connaissances servant de base à l’élaboration de stratégies de traitement ciblé sélectif des vaches adultes. Ces stratégies répondent à deux questions clé de la prescription raisonnée, « qui traiter ? » (traitement sélectif) et « quand traiter ? » (traitement ciblé).

Ces travaux ont été menés dans des troupeaux bovins laitiers de l’ouest de la France, pratiquant le pâturage des vaches. Une première partie s’est intéressée à l’effet sur la PL d’un traitement strongylicide d’automne, administré à la rentrée en stabulation, et à l’identification des indicateurs, individuels et de troupeau, associés à la réponse en lait post-traitement. Puis, dans une deuxième partie, une évaluation de la sensibilité, de la spécificité et des valeurs prédictives des combinaisons d’indicateurs utilisables pour choisir les vaches à traiter à la rentrée en stabulation a été entreprise. L’effet du traitement sur la PL à l’automne était globalement positif, mais modéré, et il était variable d’un troupeau à un autre et d’un individu à un autre. Dans le contexte de cette étude, pour sélectionner les vaches pouvant bénéficier du traitement, des indicateurs opérationnels et spécifiques, discriminant tout d’abord les troupeaux où le traitement peut avoir un intérêt, puis les individus dans ces troupeaux, ont été identifiés. Notamment, à l’échelle troupeau, le temps de contact effectif des génisses avec les larves infestantes de SGI avant le 1er vêlage (TCE) et le RDO lait de tank sont apparus comme deux indicateurs à prendre en compte simultanément pour mieux cibler les troupeaux dans lesquels le traitement peut avoir un intérêt. Enfin, dans une troisième étude, l’effet sur la PL d’un traitement strongylicide de printemps, administré 1,5 à 2 mois après la mise à l’herbe, a été étudié. A cette saison, l’effet du traitement était négatif et marqué. Il conviendrait donc de déconseiller les traitements contre les SGI à cette saison chez les bovins laitiers adultes.

Les résultats de cette thèse montrent que les traitements systématiques visant à sécuriser la production laitière ne sont pas appropriés. Une rationalisation de l’utilisation des anthelminthiques, à l’aide d’indicateurs simples d’emploi, est possible chez les vaches laitières ; elle permet de plus de conserver des populations refuges de parasites, retardant ainsi l’apparition des résistances aux molécules strongylicides.